La Lettre d’Arboriculture 72 – Printemps 2015

La Lettre d’Arboriculture 72 – Printemps 2015

13 mai 2015 La Lettre 1

Au début de l’année 2015, le Ministre de l’Intérieur a annoncé un ensemble de mesures destinées à lutter contre l’insécurité routière. Parmi celles-ci : la mesure n° 26 ! Lors de la conférence de presse présentant les différentes actions, M. Cazeneuve a révélé en substance les éléments suivants :

« Fournir aux collectivités locales des outils pour les soutenir dans leurs démarches d’amélioration de la sécurité routière : guides techniques pour les encourager à réaliser, comme le fait aujourd’hui l’Etat sur son réseau, des audits de sécurité…

»Cette « sécurisation » vise à « adapter les infrastructures routières » selon le concept de « route qui pardonne » ! Une fois encore, Le traitement de cette information par différents médias a d’ores et déjà désigné un coupable à la hausse des accidents routiers de ces derniers mois. Sa description : il vit le long des routes et chaussées carrossables, il possède un axe ligneux de belle dimension et porte une « coiffe » verdâtre à la belle saison !

Alertées par Chantal Pradines, bien connue au sein de la SFA et expert auprès de Conseil de l’Europe, différentes associations et organisations parmi lesquelles la SFA se sont mobilisées pour interpeller nos responsables politiques. Des courriers ont été envoyés aux Ministères de l’Environnement…, de la Culture… et de l’Intérieur ainsi qu’à la Présidence de la République. Quelques retours forts timides nous ont été adressés. De plus, bon nombre de médias n’ont pas souhaité relayer l’information par le biais d’une lettre ouverte. Bien peu de considération pour notre patrimoine.

Pourtant, plusieurs études ont bien montré qu’il n’y a pas de corrélation entre le risque d’accidents mortels sur les routes et l’importance du patrimoine arboré d’alignement. Certaines ont mis en en évidence l’effet positif des arbres pour la sécurité routière (signalement des courbes et carrefours, perception de la vitesse par le défilement des arbres, etc.) sans oublier le caractère environnemental, culturel et esthétique.

L’enjeu est bien l’avenir des arbres existants et surtout la pérennité de ces structures arborées dans nos paysages. Cessons de considérer les arbres comme des variables d’ajustement. Portons la bonne parole lors des Rencontres Régionales et National d’arboriculture, lors de Journées Branchées et dans notre quotidien professionnel. Restons vigilants et n’hésitons pas à alerter nos élus locaux et responsables de tout bord de cet état de fait.

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